Im/E-migrations

Im/E-migrations est un projet sur les migrations piémontaises dans la Presqu’île de Saint Tropez.

Nous souhaitons construire une dramaturgie qui réunisse informations historiques, paroles littéraires (Jean Giono, Cesare Pavese, Beppe Fenoglio), et paroles récoltées dans les villages où nous allons travailler dans les Langhe (région piémontaise autour de Cuneo) et dans la Presqu’île de Saint Tropez.

 

La migration italienne en France à partir de 1850 et tout le long du XX siècle est une histoire connue. La région PACA a été réceptacle d’une partie très importante de ce phenomène, c’est également connu. En 1850, le Var accueille 10.000 italiens, en 1911 les italiens sont 42.000, les 3/4 étant piémontais. Le pic est atteint en 1926, avec 47.000 italiens, soit le 20% de la population active du Var. Ce chiffre ne prend pas en considération le nombre important d’italiens qui s’est fait naturaliser pour combattre la première guerre mondiale du côté de la France, ou après les lois de 1932 qui protegent les travailleurs de nationnalité française.

Peu de recherches existent sur le territoire spécifique de la Presqu’île de Saint Tropez qui a été touché de façon massive par ces migrations entre 1850 et 1946, et même avant… Peu nombreux sont ceux qui savent que Saint Tropez, détruit par les guerres de la fin du XIV siècle, fut reconstruit par Raffaele du Garezzio, un noble piémontais, qui, à la demande du seigneur de Grimaud, débarqua avec des familles italiennes (piémontaises et génoises), les réunit à des anciennes familles provençales qui s’était éloigné du village et repeupla ainsi la ville, permettant à tout le golfe de retrouver la paix. Un acte d’habitation fut signé en 1470, et d’autres villages ont connu ce procédé, citons Bagnole en Fôret, Saint Laurent du Var, Escragnolles, Cabri, la Napoule, Valbonne, Vallauris…

Ceci étant notre point de départ, Im/E-migrations a pour thème l’acte de migrer, les migrations passées, présentes et futures, réelles, rêvées ou redoutées. Le but est de raconter et faire vivre aux spectateurs ce que l’acte de migrer implique : l’abandon, la découverte, la désillusion, la perte de soi, la reconstruction de son identité.

 

Ce projet, s’articule donc sur les territoires français et italien, en plusieurs phases.

1) Récolte de paroles, de témoignages, d’objets et d’images auprès des populations via des interviews. Une recherche historique est également menée dans les archives.

Dans la Presqu’île, les interviews ont demarrées. Laurie Strobant, historienne, spécialiste des migrations italiennes. a été missionnée pour conduire une recherche spécifique sur ce territoire.

Dans les Langhe, les interviews auront lieu la première semaine de juillet 2018 et du 1er au 10 août 2018.

 

2) Création de formes spectaculaires légères et itinérantes, réunissant des extraits d’interviews rélaborés, des extraits littéraires et des chansons.

Dramaturgie et jeu : Elena Bosco et Giuseppe Turletti.

Ramatuelle, Le Garage, les 29 et 30 mai 2018, 19h. On les appellait Français de Coni. À cette occasion, Laurie Strobant fera un premier état des lieux de sa recherche. Le 30 mai après-midi, de 15h à 18h, nous inviterons toute personne souhaitant raconter une histoire sur la migration italienne à prendre la parole le temps qu’un sablier de trois minutes s’écoule.

 

Langhe (Italie), Passeggiate romantiche :

1er août à 21h, à Treiso , Chemins d’amour
3 août à 21h, à Cissone, Allées et retours
8 août, à 21h, à Neive, Entre mer et montagne, le long de la route du sel
10 août, à 21h, à Sinio, Chemins mytiques

 

3) Création d’un spectacle en deux versions, une française et une italienne, avec vocation à être joué dans les deux pays au printemps 2019.

En parallèle, publication d’un volume bilingue franco-italien, réunissant l’étude historique de Laurie Strobant, des extraits d’interviews des deux pays, des photos et des images d’archive, ainsi que des extraits du texte du spectacle.

 

 

Ce projet est né et construit en étroite collaboration avec la Compagnie Marco Gobetti (Turin, Italie).

Il est soutenu et financé par : l’Istituto storico Salvemini (Turin, Italie), Turismo in Langhe (Piémont, Italie), Polo del 900 (Turin, Italie), Fondazione Compagnia San Paolo (Italie), Mairie de Ramatuelle, Conservatoire du Patrimoine de La Garde Freinet, Conseil général du Var, LUHCIE Grenoble.

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