Sur le fil

d’une idée initiale d’Elena Bosco et Flore Hofmann

co-mise en scène Elena Bosco et Daniel Collados

avec Elena Bosco et Agathe Listrat

oeil extérieur musical Emmanuel Lefebve

décor Frédéric Bonora

marionnettes Elena Bosco et Agathe Listrat

instrument musical Emmanuel Lefebvre (conception) et Frédéric Bonora (fabrication)

création lumières : Nicolas Augias

Le spectacle

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Agathe et Elena sont là. Elles accueillent les spectateurs de façon simple et directe en invitant chacun à trouver sa place dans le lieu et dans le temps de la représentation. Elles sont là pour tisser des histoires, telles des réminiscences de Pénélope et de Shéhérazade. L’une raconte avec les mots et les images, l’autre avec les sons. Ces histoires tournent autour de la thématique du fil : le fil de la vie, le fil de la pensée, le fil de la narration, le fil d’Arianne, les fils d’Arachné et de Philomèle…
Aujourd’hui, elles ont décidé de raconter un conte ordinaire et contemporain. 

“Pour un conte du quotidien, il nous faut un fil invisible, oui, invisible comme les personnes qu’on voit tous les jours, tous les jours, et à force, on ne les voit même plus. Je voudrais raconter l’histoire d’une de ces personnes invisibles que l’on voit tous les jours, comme le copain de l’école… ou soi-même dans la glace.” (Extrait du texte)

C’est ainsi qu’un jeune garçon de neuf ans est convoqué sur scène. Cette marionnette amène au plateau son histoire quotidienne et son rêve : reprendre le troupeau de chèvres de Pépé Jo qui est désormais à l’hôpital.
Mais personne ne semble le comprendre, ni son cousin de la ville, ni son copain d’école, ni même ses parents. Pour le guider dans ses questionnements, les deux conteuses lui racontent des histoires. Les spectateurs voyagent ainsi entre conte quotidien et contes traditionnels, réinvestis de leur puissance initiatique. Notre jeune héros arrivera-t-il à tisser son histoire et à tirer le fil de sa vie ?

 

Les techniques de jeu

Sur le fil est un spectacle de théâtre, de marionnettes et d’objets.
La comédienne-conteuse s’adresse aux spectateurs dans un rapport de grande liberté et de proximité. Elle raconte en manipulant toute sorte de fil : fil de laine, fil de fer, fil élastique… chaque histoire ayant son propre fil qui prend vie et donne à voir des images, des personnages et des sentiments.

SUR LE FIL 8La comédienne-musicienne joue d’un instrument à cordes et à percussions, fabriqué spécialement pour cette création, qu’elle fait résonner à l’aide de divers fils. Dès que les fils sont en mouvement, ils se mettent à sonner aussi ; la musique les manipule et, de la même façon, les évolutions des fils influencent la musique.
Ainsi, se construit sur scène un langage tricoté de sons, de notes, de mots et d’images.

P1020481Le jeune garçon est une marionnette muppet évolutive au corps de fil qui se transforme le long du spectacle jusqu’à occuper toute la scène pour se tresser avec les fils des autres contes. Avec sa présence et son histoire, il fait rentrer le monde extérieur sur le plateau du théâtre. Et si le monde rentre au théâtre, c’est bien pour que le théâtre sorte dans le monde, et que la frontière entre la réalité et la fiction soit brouillée et réinventée.

 

 

P1020478Nous attachons une attention particulière au rôle du spectateur. L’économie de moyens proposée au plateau sollicite l’imaginaire, invite chaque spectateur à prendre un rôle actif en lui laissant la liberté de projeter images, souvenirs et sensations. Les spectateurs sont par moments invité à prendre la parole, pour choisir à chaque représentation le prénom du jeune garçon, par exemple. Le propre du théâtre étant ce rapport de complicité qui s’installe entre comédiens et spectateurs, nous fabriquons l’illusion à vue, nous montrons nos ficelles : la marionnettiste n’est pas cachée, la musicienne crée en direct sa musique. Ainsi, spectateurs et comédiens décident ensemble de rentrer dans le spectacle et de jouer le jeu magique de l’illusion théâtrale.

 

Histoire du projet et partenaires

L’envie de ce spectacle vient de la rencontre et du travail mené pendant deux ans (2016-2017) avec des jeunes ramatuellois âgés de 7 à 11 ans, dans le cadre d’une résidence offerte à la compagnie par la Commune. Ces garçons et ces filles nous ont appris à quel point ils sont conscients de vivre dans un espace non-urbain, un espace qu’ils aiment et dont ils gardent des aspects ancestraux, comme une certaine capacité à se déplacer et se repérer dans des espaces naturels et à rentrer en relation avec des animaux, tout en étant aussi complètement imbibés de l’imaginaire urbain et contemporain.

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Une question s’est imposée à nous : que feront-ils à l’avenir ? Quitteront-ils leurs campagnes pour aller travailler en ville en nourrissant le secret regret des exilés ? Refoulerons-ils en bloc le monde d’où ils viennent ? Inventeront-ils des chemins insoupçonnables qui leur permettront de tenir ensemble des rythmes et des stimuli parfois opposés ?

Cette recherche d’équilibre entre tradition et innovation nous touchait particulièrement car nous avions entrepris une longue phase de travail autour de contes traditionnels occitans et nous nous interrogions justement sur les modalités aptes à insuffler une nouvelle vie à ces histoire ancestrales pour les redécouvrir toujours plus parlantes.

En mai 2017, pendant une semaine, nous avons ouvert un chantier autour de ce projet à l’UsinoTOPIE (Villemur-sur-Tarn, 34). L’année d’après, avec le soutien du Département du Var et de la Mairie de Ramatuelle, nous avons travaillé avec une classe de CM2 de Ramatuelle. Avec eux nous sommes partis à la rencontre d’un agriculteur innovant et d’un berger inventif, avant de réfléchir, discuter, écrire, manipuler des marionnettes.

Ensuite, en mai et juin 2018, nous avons été en résidence au Vélo Théâtre Hors les murs dans les villages de Caseneuve et de St Martin de Castillon, dans le Luberon. Ici, nous avons rencontré des classes à qui nous avons montré notre travail en cours avant d’échanger.

Ici, un article écrit par Éléa Fouvet, stagiaire en BTS de communication au Vélo Théâtre, lors de notre résidence en mai-juin 2018 : http://velotheatre.com/mai-juin-2018-residence-de-territoire-sur-le-fil/

 

D’autres partenaires ont cru à ce projet qui, en 2019, a reçu le soutien de : Arts vivants en Vaucluse (Rasteau), la Fabrique Mimont (Cannes), la Ligue de l’enseignement des Alpes de Haute Provence (Digne), la Scène 55 (Mougins), la Scène nationale Chateauvallon – Liberté (Toulon) et le Bouffou Théâtre à la coque (Hennebont).


Sur le fil est créé en novembre 2019 pour pouvoir être joué dans des salle de théâtre, mais aussi dans des espaces non-théâtraux. Afin de pouvoir jouer en autonomie tout en préservant la qualité de notre travail, la compagnie s’est équipée de : gradin, fond de scène, rideaux noir, projecteurs lumières et matériel son.

Tournée de création :
le Bouffou Théâtre, Hennebont (56) : avant-première le 14 novembre 2019
Commune de Villecroze : 26 novembre 2019
Collège Paul Emil Victor de Vidauban (83), dans le cadre de notre Résidence d’artistes portée par le Département du Var : 29 novembre 2019
Commune de Pourcieux (83) : 17 décembre 2019
Commune de La Môle : 19 décembre 2019
Commune de Ramatuelle (83) : 14 février 2020
Espace comedia (Toulon) : 27 février 2020
Vélo Théâtre (84): quatre représentations en itinérance, 5-8 mars 2020.
Festival P’tites Scènes, organisé par la ligue de l’enseignement Fédérations des Alpes de Haute Provence (04): entre cinq et huit représentations, 23-27 mars 2020.
Centre département des Arts du Rasteau (84) : deux représentations, le 9 avril 2020